Claude Bergeron © MRC de la Vallée du Richelieu
RAPPEL
- 1 e presbytère en 1753
- 2e presbytère en 1835
- 3e presbytère en 1880
- Style Second Empire (Napoléon III)
- Toit à la Mansart
- Détails architecturaux
- Le grand escalier aujourd’hui disparu
QUESTIONS
Quel est le style architectural de cet édifice?
Réponse: Style Mansard
ANECDOTES / NOTES
Un toit à la Mansart coiffe l’édifice. Le terrasson, la partie la plus horizontale de la toiture, est revêtu de tôle à baguette carrée. Quatre imposantes souches de cheminée enrobées de tôle ouvragée percent le brisis du toit. Ce brisis est doté de lucarnes cintrées sur trois côtés, alors que l’arrière présente des lucarnes à pignon.
La galerie de la façade est supportée par des consoles métalliques ornées de volutes à motifs végétal. Un balcon occupe la travée centrale de l’auvent en façade. Un escalier majestueux qui donnait toute sa prestance à l’édifice fut retiré, il y a déjà plusieurs années. Les boiseries, dont la balustrade, sont d’une richesse décorative remarquable. Le mur latéral est aussi pourvu d’une longue galerie et le mur arrière comporte un perron accessible par un escalier frontal.
Un premier presbytère de pierre est bâti en 1753 en bordure du chemin du Roy. Il subsiste jusqu’en 1834. En 2013, des archéologues croient avoir découvert une partie de ses fondations lors de fouilles dans le stationnement de l’église.
En 1835, une deuxième maison curiale, également en pierre, est érigée à l’endroit où se trouve l’actuel presbytère. Ce bâtiment abritait la salle des habitants, qui accueillait les gens de la campagne entre la grand-messe et les vêpres.
FAITS SAILLANTS
1. Dans le premier presbytère, le 17 septembre 1775, le curé Cherrier reçoit à coucher deux envoyés du gouverneur Carleton, Jean Orillat et J. Léveillé, qui sont faits prisonniers le lendemain par des gens sympathiques aux Américains. Le lendemain ceux-ci ont en plus, tué la domestique du curé âgée de 18 ans, Madeleine Larivée.
2. Dans le deuxième, le dimanche 19 novembre 1837: dans la salle des habitants (attenante) le curé Demers entend des Patriotes organiser un complot pour dérober l’argent de la Fabrique en vue d’acheter des armes. Il fera tout pour le déjouer.
3e PRESBYTÈRE
L’actuel presbytère, oeuvre de l’architecte Louis-Zéphirin Gauthier, est construit en 1880 par le maçon Calixte Paquin au coût de 3 000$. La toiture est réalisée par le ferblantier Joseph Lépine de Saint-Antoine et les travaux de menuiserie, par Louis Landry et Élie Dragon. En 2017, la fabrique occupe deux bureaux dans le bâtiment et loue le reste à une firme de notaire. L’étage sert de logement pour des travailleurs saisonniers de chez Bonduelle.
L’ARCHITECTURE
Le presbytère est de style Second Empire (Napoléon III en France). Il borde le côté gauche de la place de l’église où étaient autrefois attachés les chevaux durant la messe. Sa maçonnerie de pierre à bossage est ponctuée d’éléments en pierre de taille, comme les chaînes d’angle, les chambranles entourant les ouvertures ainsi que le bandeau qui sépare les niveaux et celui qui souligne la corniche du toit. Le soubassement est exhaussé au niveau du sol, de sorte qu’on y pénétre de plain-pied. La partie centrale des deux murs longs se détache en légère avancée et est couronnée d’une majestueuse lucarne frontale interrompant le brisis du toit. La section centrale du mur latéral gauche, orienté vers la voie publique, est également en léger relief, sans toutefois affecter le brisis qui la surmonte.
RÉFÉRENCES:
RICHARD, Dr. Jean-Baptiste, Les églises de Saint-Denis, Société d’histoire régionale de Saint-Hyacinthe, 1939, 77 p. / Balades patrimoniales MRCVR et SHRL.