RAPPEL

  • Avant l’arrivée des Français (1535-1600)
  • Champlain et son rôle (1603-1660)
  • Le régiment de Carignan et les premiers forts (1665-1760)
  • Le chemin qui marche… pour les pionniers (1720-1810)
  • Les premiers vapeurs 1809
  • Au temps des Patriotes 1832-1837
  • Le canal de Saint-Ours 1848
  • Les grandes compagnies commerciales (1850-1900)
  • L’époque du Terrebonrie et des croisières
  • La navigation de plaisance (1920…)

ANECDOTES / NOTES

Dans son Histoire de Saint-Denis, Jean-B. Allaire a raconté en détail cette histoire de la navigation surie Richelieu : nous l’avons résumée dans l’Album du 250e, en 1990, aux pages 87 à 89 : en 1847, formation de la Compagnie du Richelieu ; en 1856, union avec une autre de l’Ontario : le nom devient en anglais Richelieu and Ontario Navigation Co. Et en 1913, celle-ci prit le nom de Canada Steamship Lines. Elle est devenue l’une des plus importantes du monde et a fait la fortune de la famille de Paul Martin qui fut premier ministre du Canada de décembre 2003 à février 2006.

HISTORIQUE

Saint-Denis est devenu peu à peu une petite métropole. C’est à ses quais que l’on embarquait une grande partie des grains de l’intérieur de la région, c’est aussi là que l’on venait s’approvisionner. Ensuite, au commerce, se joignirent les industries, et tout alla grandissant jusqu’à la crise de 1837.

À partir de 1888 et jusqu’en 1935, une navette desservait les gens de Saint-Denis jusqu’à Belœil et de là pouvaient ensuite monter à bord d’un train vers leur destination finale. Le dernier bateau de ligne à venir régulièrement de Montréal à notre port du Richelieu fut le Terrebonne, et il cessa ses activités vers 1935.

C’est ici que des pionniers de la navigation ont formé une, deux ou trois compagnies au milieu du 19e siècle, ont construit des vapeurs et ont lancé une des plus grandes sociétés de transport maritime du monde : la Canada Steamship Lines.

Dans un relevé intéressant qu’il a fait en 1978 de tous les vapeurs construits au Canada, intitulé « Sternwheelhers and Sidewheelers », l’auteur Peter Charlebois consacre quelques pages aux bateaux à aubes, lancés au Bas-Canada à partir des années 1809. Il en montre plusieurs photos.

Le premier fut celui de John Molson, L’Accomodation, puis il y eut le Lauzon en 1817, le Queenston en 1824 et plusieurs autres jusqu’en 1840.

En 1845, c’est à Saint-Charles en prévision du canal de Saint-Ours que plusieurs marchands, hommes d’affaires et même des cultivateurs de la région, s’unirent pour construire des bateaux à vapeur à aubes latérales et aller vendre leurs produits jusqu’à Montréal. On vit alors le Richelieu, le Chambly, le Cultivateur, etc. Et plus près de nous le Terrebonne jusqu’en 1935.

La construction des écluses à Saint-Ours, à Chambly et à Saint-Jean permit donc 1849 d’ouvrir une navigation régulière sur le Richelieu.