Photo d’archives
639, chemin des Patriotes
RAPPEL
Crédit Photo – Luc Charron
- Début de la construction en 1809-1811
- Ordonné en mai 1769 et vicaire de Saint-Denis en novembre 1769
- Curé Cherrier décédé en 1809 à l’âge de 64 ans 8 mois
- La maison fut épargnée par les troupes anglaises en 1837
- Différentes fonctions de la maison, étude de notaire, bureau de poste, etc.
- Reconnaissance le 22 février 1980 à la demandes du comédien Jacques Létourneau
- Classée en 19 octobre 2012 à la demande du Dr. Yves Bergeron
- Mur coupe-feu comme les maisons urbaines de Montréal
- Four à pain sur le mur latéral droit extérieur
QUESTIONS
Trouvez où se situe le four à pain?
Réponse: sur le côté droit de la maison vers l’arrière
ANECDOTES / NOTES
Le 23 novembre 1837, la maison se trouve au coeur de la bataille de Saint-Denis, l’une des rares victoires des patriotes sur l’armée régulière britannique. Une semaine plus tard, plusieurs des bâtiments du village sont incendiés par les soldats commandés par le colonel Charles Gore (17931869). Épargnée des flammes, la maison François-Cherrier aurait servi alors de résidence aux officiers britanniques qui supervisaient la suite des opérations.
HISTORIQUE
Son curé Cherrier, en 1809, lui a donné de telles proportions, c’est qu’il était vicaire général de l’Évêque de Québec et s’attendait qu’après avoir créé un diocèse à Montréal, le pape créerait un évêché sur la Rive-Sud. Saint-Denis étant un village fort dynamique, doté déjà d’une quasi-cathédrale), il estimait que ce serait bon de bâtir une résidence pour l’évêque. En fait la maladie le terrassa au début de la construction en septembre 1809 et il ne put l’habiter.
HISTORIQUE
Cette maison, construite par le maître maçon Pierre Ménard dit Bellerose, est mise en chantier en 1808 pour le prêtre François Cherrier (1745-1809), homme d’Église influent de la rive sud de Montréal, issu d’une importante famille montréalaise, apparentée aux Papineau, Viger et Lartigue. Ordonné prêtre en mai 1769, Cherrier devient curé de la paroisse de Saint-Denis-sur-Richelieu en novembre 1769. En 1797, il est nommé vicaire général des paroisses situées au sud de Montréal. Pendant son sacerdoce, il est un conseiller estimé des hautes instances du clergé catholique en raison de ses connaissances et de ses relations avec les autorités coloniales.
Cherrier meurt toutefois avant que la construction de la maison ne soit complétée et les travaux seront terminés en 1811 sous la supervision de Marie-Anne Cherrier, soeur du défunt et tante de Louis-Joseph Papineau (1786-1871), chef des patriotes.
Au fil des années, la maison François-Cherrier change de mains et de fonctions à plusieurs reprises. Elle est utilisée comme résidence, abrite l’étude d’un notaire et loge le bureau de poste.
La maison François-Cherrier est reconnue en 1980. Ce bien est devenu classé à l’entrée en vigueur de la Loi sur le patrimoine culturel en 2012.
Valeur patrimoniale
La maison François-Cherrier présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur historique découlant de son association avec François Cherrier (1745-1809), homme d’Église influent de la rive sud
de Montréal au tournant du XIXe siècle. Cherrier est issu d’une importante famille montréalaise, apparentée aux Papineau, Viger et Lartigue.
RÉFÉRENCES:
COLLECTIF, Balades patrimoniales à la découverte des trésors architecturaux, M.R.C. de la Vallée du Richelieu, McMasterville, 2017, 211 p. f Dictionnaire biographique du Canada (en ligne) I Études et chaîne de titres par Denyse Beaugrand-Champagne historienne, en 2000.