Photo crédit © Luc Charron et SHRL

RAPPEL

  • Cloche Marguerite-Michel depuis 1806 dans le clocher de gauche de la première église
  • Pesant environ 630 kg
  • « Cloche de la Liberté » le 23 novembre 1837 à cause de son rôle dans l’appel aux Patriotes de Saint-Denis
  • 1ère Reconnaissance, 18 juin 1997 (par le Ministère au bicentenaire de l’église)
  • 2e Reconnaissance, 30 août 2010
  • Seule Classée au Canada en 19 octobre 2012
  • Inauguration des modules le 15 juin 2018
  • A mené au Gouvernement responsable de 1848
  • Formation de la fédération canadienne en 1867

QUESTIONS

Qu’est-ce que le tocsin?

Réponse: Bruit d’une cloche que l’on sonne à coups répétés et de manière prolongée pour donner l’alarme. En 1837, c’est l’appel des Patriotes au combat.

HISTORIQUE

Cette cloche est la seule classée au Canada. On lui a donné le nom de Marguerite-Michel, quand elle fut hissée au clocher de l’église en 1806.

A Saint-Denis nous l’avons nommée CLOCHE DE LA LIBERTÉ, car c’est elle qui a appelé les gens d’ici à se mobiliser le 23 novembre 1837, pour empêcher l’armée britannique d’arrêter Louis-Joseph Papineau et plusieurs députés légitimement élus pour les pendre à Montréal.

Les éléments clés de la cloche Marguerite-Michel comprennent, notamment:

  • sa situation actuelle dans la tour-clocher sud de l’église Saint-Denis
  • ses composantes, dont la cloche en bronze pesant environ 630 kg et donnant la note ré dièse

Elle a été mise en valeur en trois étapes :

  • la Société d’histoire l’a sortie de l’oubli à l’occasion des fêtes du bicentenaire de l’église en 1997, en la faisant reconnaitre alors comme BIEN CULTUREL.
  • En 2012, par la nouvelle loi, elle a été classée BIEN PATRIMONIAL.
  • Enfin, en 2018, un groupe de donateurs a défrayé sa mise en valeur complète par le dévoilement de sept modules explicatifs, avec sonneries, à la Place du 250e.

Le rôle politique joué par cette cloche

Le matin du 23 novembre 1837, cette cloche a sonné le tocsin : elle a rassemblé, autour de Wolfred Nelson, 200 à 300 Patriotes qui ont empêché l’armée britannique de procéder à l’arrestation de Louis-Joseph Papineau (président de la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada) et de plusieurs autres députés.

Un verdict de haute trahison contre eux aurait entraîné la peine de mort.

Avec seulement une centaine de fusils de chasse, des fourches et des faulx, les Patriotes ont résisté à l’armée qui n’a pu pénétrer dans le village de Saint-Denis. Cela a permis à Papineau de trouver refuge à Saint-Hyacinthe avant de passer aux États-Unis.

Grâce aux réflexions des historiens et des politologues, on comprend mieux comment l’insurrection des Patriotes, en 1837-1838, a été le déclencheur d’une évolution qui a mené les deux Canadas (le Québec et l’Ontario) jusqu’au Gouvernement responsable de 1848 et jusqu’à la formation de la fédération canadienne en 1867.


RÉFÉRENCES:
PERRIER, Onil, Marguerite-Michel, La cloche de la liberté du Québec et du Canada, Les éditions Histoire Québec, Collection Société d’histoire des Riches-Lieux, Saint-Denis-sur-Richelieu, 2017, 22 p.